24.11.2009

Miss Maggie is back!!!!!

Séchez vos larmes, ravalez vos cris, je ne parle pas de la méchante, mais de celle-ci :

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Rassurés?

So, let's go.

Picture it : la plage de Sitjes (près de Barcelone), été 2004. Les rayons du soleil jouent sur mon corps, le bruit des vagues berce mon esprit, je prends le large (J'avoue, j'ai écrit plusieurs Arlequin sous le nom de Barbara L. Redheart! L. pour Love, indeed!).

Je suis réveillée par des grognements mêlés de petits hoquets saugrenus. Un cochon égaré sur la plage? Un boxer français?

J'ouvre les yeux et découvre Copiiiiiiiine (encore elle), les joues baignées de larmes, le nez morveux, en plein sanglotage incontrôlé. Je suis muette de stupeur. Elle se tourne vers moi et beugle : "il est mohohohohohrt... illllll eheheheh mohohort..." (je tente de reproduire les hoquets).

Elle vient de se prendre le choc Quand tu es parti en pleine face.

L'ayant moi-même vécu quelques temps auparavant, j'ai compati... une fois le fou rire passé.

Quelques années plus tard, nous avons organisé la remise du prix de "la plus grosse déception littéraire de la décennie", and the winner is (a été, fût??? Je ne sais pas, je ne sais plus, je suis perdue) ... Maggie O'Farrell.

Par contre, lors de la même cérémonie, elle a reçu le prix du meilleur racontage de débuts d'histoires d'amour.

Va au fait, me direz-vous, va au fait... Avec l'étrange disparition d'Esme Lennox, O'farrell revient enfin a une histoire qui a du corps, une ossature solide qui permet à sa belle écriture de s'épanouir, on a l'écrin et le joyau.

41gk5zFKc8L__SL500_AA240_.jpgA Edimbourg, un asile ferme ses portes, laissant ses archives et quelques figures oubliées resurgir à la surface du monde. Parmi ces anonymes se trouve Esme, internée depuis plus de soixante ans et oubliée des siens. Une situation intolérable pour Iris qui découvre avec effroi l'existence de cette grand-tante inconnue. Quelles obscures raisons ont pu plonger la jeune Esme, alors âgée de seize ans, dans les abysses de l'isolement ? Quelle souffrance se cache derrière ce visage rêveur, baigné du souvenir d'une enfance douloureuse ? De l'amitié naissante des deux femmes émergent des secrets inavouables ainsi qu'une interrogation commune : peut-on réellement échapper aux fantômes de son passé ?

 

Comme dans Quand tu es parti, elle mêle les voix narratives et les époques... Des voix de femmes encore une fois. Son talent est tel que jamais nous ne nous perdons, jamais nous n'avons de mal à identifier à qui appartient le point de vue.

La peinture faite de la place des femmes dans la société  ne tient pas du pamphlet revendicatif , la sociologie ne prend jamais le pas sur le romanesque. Jamais. Et pourtant elle est là, bien présente et plus d'une fois je me suis sentie Esme, j'ai ressenti sa colère, sa rage, son étouffement, son impatience. Cette empathie, cette communion, a été accentuée  par l'usage incroyable qu'O'Farrell fait des verbes de perception lorsqu'il s'agit du point de vue d'Esme, on vit ce qu'elle vit, on ressent ce qu'elle ressent.

Esme, sublime héroïne, martyre, victime de la société, victime de la pression sociale et des codes, victime des non-dits...

C'est sans doute à cause de la force de cette héroïne que je suis pas entièrement conquise...Les autres intrigues m'ont paru tellement fades... J'ai eu du mal à m'intéresser aux aventures sentimentales d'Iris (pourtant bien racontées, comme d'habitude) captée que j'étais par la puissance d'Esme.

Peut-être manque-t-il une centaine de pages, peut-être aurais-je aimé en savoir plus, les accompagner encore...

Mais je suis bien pinailleuse, c'est quand même du top niveau!

J'ai vécu la scène de la noyade, grandiose : pages 116 et 117.

J'ai plus qu'aimé ce passage où Esme disparaît au monde :

 "Alors Esme se doute de ce qui risque d'arriver et décide de fermer la bouche, la gorge, de croiser les mains, une attitude qu'elle a perfectionnée. Sa spécialité. Se rendre absente au monde, de se faire disparaître. Mesdames et messieurs, regardez bien. Surtout, il importe d'être immobile. Le simple fait de respirer peut leur rappeler votre présence, donc des respirations très courtes, très superficielles. Juste de quoi rester en vie. Pas plus. Ensuite, il faut s'imaginer tout en longueur. C'est le plus difficile. Pense que tu es mince, étirée, transparente à force d'avoir été malaxée. Concentre-toi. Concentre-toi vraiment. Il faut atteindre un état où ton être, le quelque chose qui fait de toi ce que tu es et te rend bien visible, en trois dimensions dans une pièce, peut s'envoler de ton crâne, jusqu 'au moment où, mesdames et messieurs, ce stade sera dépassé..."

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Durant toute ma lecture, j'ai eu en tête The Magdalene sisters de Peter Mullan...

 

 

 

 Tout autre chose : qui est capable de me dire de quelle (vieille) série TV  vient : "picture it", gimmick d'un des personnages?

 

23.11.2009

Lancelot et la baraque à frites

Les enfants sont formidables (Jacques, si tu nous regardes...).

J'ai donné aux CAP électriciens un extrait de Lancelot du Lac en VO, en leur demandant d'identifier la langue.

Une main se lève : c'est du Ch'ti!

La réplique est immédiate : T'as vu marqué biloute? Si y'a pas biloute, c'est pas du Ch'ti!

Un  tel sens de la répartie, ça vaut 20!

22.11.2009

addicted to... tout

En ce long dimanche même pas de fiançailles (je sais c'est nul...), entre un jogging de 12 minutes et une sieste de 3 heures, j'ai fait le bilan de ma vie. 

Verdict : j'ai un problème d'addiction.

J'ai fait le compte de mes addictions de ces dernières années (les avouables) et je dois avouer que quelques périodes de ma vie ont été critiques.

Je précise que tout est véridique (malheureusement) :

- les pochettes, les petites trousses; une addiction encore en cours dont le dealer officiel est Rainbow Factory.

- les polka dots : je suis en plein dedans, tout ce qui est à pois m'excite, me rend folle; je DOIS acheter tout ce qui est à pois dans les magasins où je me trouve;

- les crayons de bois avec une gomme marrante au bout (c'est ridicule je sais, mais vous n'êtes pas au bout de vos surprises), remplacée par les crayons de bois tout court (en voie de guérison);

- les mots fléchés, partout, tout le temps. Remplacée par un site de scrabble en ligne (je suis en plein dedans); désormais, quand je fais un mot fléché, ça me déclenche une envie sauvage et irrépressible de faire un scrabble; je ne m'en sortirai jamais;

- les navets et les rutabagas... oui... Je suis allée en réhab chez mes parents pour réapprendre à manger autre chose. C'est grave, hein? Un an de rutabagas quotidiens, j'ai réagi quand j'ai commencé à loucher dessus le matin. Je ne classe pas en ordre de gravité mais là je crois qu'on tient le top niveau.

- les pains individuels au muesli d'Ikea. J'ai été sevrée brutalement car ils ont arrêté d'en faire. Monoprix a pris le relais mais les fait trop cuire. Tant mieux;

- tant qu'on en parle : Monoprix, je DOIS faire mon tour hebdomadaire (c'est un minimum) chez Monop;

- Qui veut gagner des millions... voire Jean-pierre Foucaut. Je vous avais prévenus, on se dit tout! J'ai même acheté le DVD (il y a un public pour "l'avis du public"!!!). A une époque, j'allais chez les gens avec et je les forçais à jouer. Quand j'y repense, j'ai honte.

- Nicolas Demorand... quand il part en vacances, grosse feignasse, c'est la déprime totale. Par contre quand  Patricia Martin  part en vacances, là c'est la fête à la maison;

- la lingerie HUIT, c'est tout nouveau et j'espère que ça ne durera pas... Il me les faut tous, les soutifs (bon, j'avoue que je suis aidée par une institution dans le combat contre cette addiction : ma banque);

- Docteur House, Dexter, HIMYM, The Shield, Gossip Girls, Les Bleus, fais pas ci fais pas ça, my so called life, Veronika Mars... N'ayant pas le don d'ubiquité, le scrabble a réglé cette addiction pour le moment... Il m'est quand même arrivé de jouer en regardant une série (et sur le même ordi! Essayez pour voir);

- les dictionnaires d'Alain Rey, ou Alain Rey lui même;

- les housses de couette; une addiction très interessante car guérie par une addiction aux textiles "toile de Jouy" (le choix est moins grand en terme de housses de couette toile de Jouy), elle-même guérie par le syndrome "princesse au petit pois" qui fait que je ne supporte plus que la flanelle et le satin de coton. J'avoue que j'ai quand même beaucoup plus de draps housses en flannelle que la moyenne nationale;

- les shopping bags amerloques ou canadiens (j'aimerais tant que Carrefour prenne conscience de sa marge de progression dans ce domaine...). Tout le monde se fout de moi mais mes merveilles disparaissent comme par magie;

- les petits carnets, pour tout noter. j'ai beaucoup plus de carnets que d'idées. J'ai fait des carnets de livres à lire, de citations, de listes de vocabulaire d'anglais ( du temps où j'étais accro aux exercices de version anglaise);

- les maisons, les portes, les bow-windows mais on en a déjà parlé;

- je pourrais finir cette note par un truc bien mièvre-cucul genre : le sourire de mon homme, les poils de mon chat (ou l'inverse), mais non.

Et vous?

si je savais tagguer, je vous tagguerais bien tous...

Ahhhhhhhhhhhhh!!! Mais bien sûr j'ai aussi des addictions musicales, c'est à dire que j'écoute en boucle un morceau (jusqu'à, au bas mot, 50 fois par jour), pendant un laps de temps variable (d'une semaine à un mois)... Cela explique que mes voisins, amis, parents, collègues et animaux me détestent.

L'obsession de la semaine s'appelle "Just dance".

Au regard de la playlist qui suit, il est inutile de préciser que je n'ai pas toujours l'oreille musicale...

Découvrez la playlist obsessions avec Yodelice

21.11.2009

Are you gaga?

Vendredi soir comme je ne savais pas quoi faire, j'ai mis mon short de compet', mes faux cils, ma plus belle perruque et je suis allée faire mon show. On peut dire que j'ai tabassé grave :

 

20.11.2009

Mon Petit Nicolas

5fe1c81a323d674d314f3866515e7a9e_29.jpgPrix du meilleur interviewer politique à Nicolas Demorand (Ca vous étonne?)

 Nico présente le 7H/10H sur France Inter chaque matin, il est religieusement écouté par 3 743 000 auditeurs (et moi, et moi, et moi ).

 Le prix est décerné par la SCAM (et par moi, par moi, par moi).