13.11.2009

Je sens que je vais être éjectée du Club

J'ai lu le "nouveau" Gavalda  dans des conditions idéales : 2 heures de TGV et un chagrin d'amour. Si vous ne connaissez pas l'histoire, zou, Amazon :

51zGQiM07tL__BO2,204,203,200_PIsitb-sticker-arrow-click,TopRight,35,-76_AA240_SH20_OU08_.jpg"Simon, Garance et Lola, trois frères et soeurs devenus grands (vieux ?), s'enfuient d'un mariage de famille qui s'annonce particulièrement éprouvant pour aller rejoindre Vincent, le petit dernier, devenu guide saisonnier d'un château pendu au fin fond de la campagne tourangelle. Oubliant pour quelques heures marmaille, conjoint, divorce, soucis et mondanités, ils vont s'offrir une dernière vraie belle journée d'enfance volée à leur vie d'adultes. Légère, tendre, drôle, L'Echappée belle, cinquième livre d'Anna Gavalda aux éditions Le Dilettante, est un hommage aux fratries heureuses, aux belles-soeurs pénibles, à Dario Moreno, aux petits vins de Loire et à la boulangerie Pidoune." 

Pour l'anecdote, mon voisin de rangée l'entamait également, il y a donc eu moult sourires entendus, regards complices et soupirs d'anticipation. Ca aurait pu être un beau début d'histoire d'amour, me direz vous... Mais ce ne fut pas. Bref. Nous avons lu en choeur jusqu'à ce que je m'aperçoive, aux environs de la page 40, qu'il s'était lamentablement endormi...

Va au fait me direz-vous, va au fait... Il est comment ce Gavalda?

Court, c'est le premier mot qui me vienne, court, trop court. Aïe.

Sois positive... ok.  Il est gavaldien, j'ai retrouvé la Gavalda des débuts (normal vu que cette petite chose a 10 ans). J'ai donc retrouvé les formules émouvantes ou rigolotes, la créativité des images...

Mais, car il y a un mais, le format ne m'a pas permis de m'attacher aux personnages. Non, ce n'est même pas ça... Je l'ai lu avec une certaine distance, une certaine indifférence, de part le format. Je savais à l'avance que je n'aurai pas le temps de m'attacher. Pour moi, Gavalda, c'est bon quand c'est du pavé. Je veux avoir le temps de tomber amoureuse des personnages.

Alors voilà, je l'ai lu de loin...

Et pour tout dire, mais ça ne concerne que moi, cette écriture ne me touche plus autant. J'ai trouvé que certains dialogues manquaient de naturel, la fin m'a semblé longue et pénible. C'est bizarre... Après la lecture de La Consolante, j'avais reproché à Anna  (Dans ma tête je lui parle et je l'appelle par son prénom, qu'en pensez-vous Docteur?) d'avoir changé de style; là, je lui reproche de ne pas me surprendre... On est donc bien dans une histoire d'amour entre Gavalda et moi... Le tiraillement entre le désir de retrouver les sensations du début et l'envie que les choses évoluent.

En conclusion : mouais bof, mais j'aime toujours autant la personne.

Anecdote 2 : en mars 2008, Anna Gavalda dédicaçait à Daumesnil (Paris). Stéphanie , ma coooooopine, a fait 4 heures de queue pour faire signer une multitude de Consolante et son Ensemble c'est tout de poche. En voyant ledit poche, petite chose parcheminée, cornée, pliée, ternie, tachée, l'amie Gavalda a eu ce mot (magnifique) : "On voit qu'il a été aimé".

Alors cornons, mes amis, cornons, ce sont autant d'hommages.

Elle a ensuite conversé avec coooooopine, lui a posé plein de questions sur les personnes à qui étaient destinées les dédicaces (dont moiiiii!!!) et chacune a eu son petit mot personnel et gracieux.

 

Ma dédicace à moi :

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On peut tout à fait dire que je me la pète (à mort).
Yes Baby!

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